HISTOIRE


Le MBA provient des États-Unis, plus précisément de l’Université Harvard, qui inventa ce diplôme en 1908. Longtemps cantonné aux universités américaines, il s’est diffusé à partir des années 1950. Ainsi, il est apparu au Canada en 1951, puis au Pakistan en 1955, puis en Europe en 1957 à l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD) à Fontainebleau, en France.

Le MBA est maintenant adopté par des universités et business schools du monde entier dont OTC Burkina.

En Europe, on peut citer l’université de Londres (London Business School), l’Université de Saint-Gall, puis l’IMD à Lausanne, de Manchester pour l’Angleterre. En France, de nombreux programmes de type MBA se sont créés au sein des Grandes écoles de commerce et des universités françaises depuis le début des années 1990. Mais ce type de formation est encore assez peu connu et se heurte aux programmes traditionnels de ces établissements.

Le MBA s’est aussi diffusé en Amérique latine, en Asie, en Inde et en Afrique. Parmi les plus renommés, il y a notamment le MBA de la Hong Kong University of Science and Technology3, de la China Europe International Business School4, de l’Indian School of Business5.

À l’origine, aux Etats-Unis, le MBA était décerné après deux années d’études à temps plein, fondées sur la méthode des cas (issus de l’entreprise) et sur le travail des étudiants en groupe. Ultérieurement, et surtout en Europe, la durée des études a été réduite à une année, les études ont été organisées à temps partiel, ou pour cadres d’entreprises, puis à distance (formation en ligne).

En Afrique, les programmes MBA sont également représentés dans l’offre de formation des pays africains. Qu’il s’agisse des MBA en initial et des programmes Executive, ils répondent à une demande croissante de formation en management de haut niveau dispensée localement. En effet, face aux difficultés rencontrées dans le cadre de l’obtention des visas pour l’Europe pour les candidats initiaux et aux risques liés aux engagements financiers et à une cessation, même temporaire, de l’activité professionnelle, beaucoup ont préféré miser sur un cursus local, souvent assuré par des intervenants renommés.